« C’est souvent quand on espère le plus être compris qu’on s’exprime de la manière la plus difficile à recevoir pour les autres. » Marshall Rosenberg
La coparentalité, c’est continuer à collaborer avec la personne avec qui on n’est plus en couple, pour le bien-être de nos enfants. Les émotions difficiles, les blessures passées et les responsabilités du quotidien rendent cette collaboration délicate, parfois même explosive.
La Communication NonViolente (CNV), développée par Marshall Rosenberg, est une approche qui offre des outils afin d’exprimer ce qui compte pour soi, de favoriser la coopération et d’éviter l’escalade. C’est pourquoi nous l’avons choisie dans le développement de Koparents.
Les 3 principes clés de la CNV en contexte de coparentalité
1. Distinguer les faits des interprétations
Dire ce qu’on observe concrètement crée un effet bien différent que de dire ce qu’on interprète ou ce qu’on pense de l’autre. Un message collaboratif commence par un fait neutre, simple et précis.
« Simon n’avait pas ses pantalons de neige ce matin. »
VS
« Tu es toujours désorganisé. »
2. Exprimer un besoin plutôt qu’un reproche
Un besoin est la valeur importante qui motive l’envoi de notre message (ex. : sécurité, stabilité, clarté, coopération). Parler de ce besoin donne du sens à notre message et évite qu’il ne soit reçu comme un reproche.
« J’ai besoin d’efficacité quand j’arrive à 17h pour récupérer Justine »
VS
« Tu pourrais au moins la préparer à l’heure »
3. Formuler des demandes précises, réalisables et mesurables
On a souvent l’impression que nos ententes sont évidentes, alors qu’elles sont souvent floues ou même à déduire de l’information envoyée. Une demande claire et neutre évite les malentendus et simplifie l’organisation.
« Peux-tu rapporter les pantalons de neige ce soir avant 20h ? »
VS
« Peux-tu régler ça? »
Pourquoi ça fonctionne?
Les principes de la CNV permettent une communication saine grâce à des messages plus clairs, collaboratifs et respectueux. Énoncer observation, besoin et demande évite de mettre l’autre sur la défensive.
Exemple 1 :
- Observation : « Simon n’avait pas ses pantalons de neige ce matin. »
- Besoin : « J’ai besoin de paix d’esprit. »
- Demande : « Peux-tu rapporter ses pantalons ce soir avant 20h ? Et on pourrait trouver une autre paire usagée à laisser à l’école, au cas où. Qu’en dis-tu? »
Exemple 2 :
- Observation : « Vendredi dernier, Justine a mis 20 minutes à sortir. »
- Besoin : « J’ai besoin d’efficacité quand j’arrive pour la récupérer à 17h. »
- Demande : « Serais-tu d’accord de lui mettre une alarme à 16h40 ce vendredi pour qu’elle se prépare à l’avance? Voyons-voir si ça l’aide et on ajuste? »
Aller plus loin avec Koparents
L’application Koparents intègre ces principes pour aider les parents à reformuler les messages qu’ils souhaitent envoyer et ceux qu’ils reçoivent. Chaque message est une occasion de prendre soin de la collaboration et du bien-être des enfants.
Sources à citer :
- Rosenberg, M. (2005). Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs). Éditions La découverte.
- Gouvernement du Canada (2021). Plan parental : guide à l’intention des parents. https://www.justice.gc.ca/fra/df-fl/parent/fdp-mp/fdp-mp.pdf